Protection : 2013/10/22 : inscrit MH
Époque : 2e quart 20e siècle
une nef divisée en un vaisseau central et deux collatéraux de moindre hauteur, pas de transept et un chœur profond entouré de ce que l'on peut supposer avoir été déjà au XIXe siècle des chapelles rayonnantes dédiées à l'accueil des malades. Les nouvelles chapelles rayonnantes créées par Curtelin sont plus grandes, et le nouveau chœur gagne en élévation. L'abside est devenue polygonale, et s'ouvre sur sept chapelles rayonnantes couvertes de toits plats percés de verrières. Le chœur liturgique est de la sorte divisé en deux parties ; le premier espace est réservé aux Sœurs de Saint-Joseph, l'autre accueille les malades, placées pendant les offices dans les chapelles entourant le chœur, originellement fermées par des grilles (déposées et partiellement réutilisées), ont été murées dans les années 1960, pour être aménagées en bureaux et en salles de réunion. La nouvelle chapelle Sainte-Madeleine prend place entre deux bâtiments antérieurs, accueillant les malades. Un porche au nord-ouest permet la circulation entre le boulevard Paul Bert et le parc de l'asile. Ce porche préexistait ; Georges Curtelin réaménage le rez-de-chaussée côté chapelle pour installer la sacristie, et travaille d'une façon particulièrement soignée le raccordement entre le bâtiment ancien et la chapelle. Au nord-est, un passage est aménagé entre la chapelle et une colonnade appuyée contre le bâtiment plus ancien.
L'hospice Sainte-Madeleine de Bourg-en-Bresse pour les femmes aliénées, tenu par la Congrégation des Sœurs de Saint-Joseph, s'implante sur le site actuel à partir de 1826. Il accueille alors 70 patientes internées, confiées à 10 religieuses et un médecin, le Dr Antoine Peloux. La distribution actuelle du site s'est largement figée vers 1879, même si plusieurs bâtiments sont postérieurs. Ce site se compose du « château », ou pensionnat Sainte-Marie, qui accueillait les familles des patientes désargentées. Les bâtiments d'accueil et de traitement des malades se répartissent sur le pourtour du périmètre, dégageant au centre un vaste parc, anciennement partiellement mis en culture par les malades elles-mêmes. L'architecture de l'hospice est de type pavillonnaire, afin de séparer les malades en fonction de leur degré d'autonomie. Le bâtiment implanté au milieu du parc et réservé à la formation des infirmiers a été édifié par le fils de Georges Curtelin (il accueille aujourd'hui des services…
Auteur : Curtelin Georges (architecte);entrepreneur A. Senetère, de Bourg-en-Bresse;Jean Coquet (1907-1990), peintre décorateur et sculpteur
Labels
Inscrit MH
Source : DATAtourisme
— Ministère de la Culture - Monuments Historiques