« À la Saint-Pacôme, le seigle est de bonne aune. »

Monument aux morts - Saint-Sauves-d'Auvergne

DATAtourisme

Saint-Sauves-d'Auvergne - Puy-de-Dôme (Auvergne-Rhône-Alpes)

Adresse

63950 Saint-Sauves-d'Auvergne

Localisation

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Description

Protection : 2019/04/10 : inscrit MH Époque : 1ère moitié 20e siècle "Le deuil et la douleur familiale constituent le thème de cet émouvant monument. Sous une tonnelle de lierre, un vieux paysan en biaude (costume traditionnel rural en Auvergne), en sabots et coiffé d'un chapeau, se recueille avec son probable petit-fils, en sandales et culotte courte, sur le casque du fils et père disparu. La mort du soldat est ici traitée en abîme et comme en négatif par le truchement d'un objet caractérisant son état de tombé au champ d'honneur : un casque Adrian percé d'un éclat d'obus. L'absence de figure féminine fait de la guerre un devoir d'hommes. Les décès dus à la guerre ont bouleversé l'ordre naturel des générations. La scène insiste donc sur la mort de masse d'une génération de pères, et la souffrance de leurs parents et de leurs enfants. Les visages sont tristes. La scène est presque initiatique pour le jeune orphelin, à qui son grand-père transmet le souvenir douloureux de la guerre meurtrière, la main gauche posée sur son épaule. Il est à relever que l'enfant porte à la hanche une épée de bois, comme pour signifier qu'il se prépare, à son tour, à faire son devoir, ou que la guerre n'est plus un jeu. Un détail rend la lecture de la scène plus amère encore : la présence d'une branche de lauriers dans laquelle apparaît une croix de la légion d'honneur jetée au sol et dépérissant. Il n'est pas ici question de victoire, mais bien plus d'une discrète dénonciation de la vanité d'une gloire bien trop coûteuse. La scène est encadrée de part et d'autre de deux plaques en lave émaillée portant les noms des morts de la commune. La signature du sculpteur Jean CAMUS est visible au pied du monument. Malgré l'aspect sombre de la pierre et l'austérité de son aspect, le sculpteur parvient à toucher le spectateur par l'inscription de la scène dans un cadre naturel, où le lierre introduit une note plus légère en jouant avec les tuiles du portique, qui confère de la quiétude à cet instant de recueillement et de silence. Deux répliques sont connues : l'une se trouve à Sainte-Foy-la-Grande (33, 1923), l'autre, moins réussie, à Saint-Christophe-à-Berry (02, 1935) par Joseph André." Décidé en 1920, le projet de monument voit son aboutissement en 1921. Auteur : Camus Jean-Marie sculpteur)

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Source : DATAtourisme — Ministère de la Culture - Monuments Historiques

Mis à jour le 28 juin 2024