Protection : 2022/01/25 : inscrit MH
Époque : 14e siècle;18e siècle
L'édifice est construit sur un axe nord-ouest / sud-est, parallèlement à la pente, l'accès principal s'effectuant au pied d'une tour. La toiture en double pente est recouverte de tôle hormis la tour qui est recouverte d'ardoises. Les façades sont crépies. L'édifice est entouré de l'église Saint-Maxime et d'autres maisons anciennes, et est bordé d'un petit jardin en terrasses, au sud-est. Le bâtiment est structuré en trois parties : une partie rectangulaire au sud-est de l'ensemble, sans doute la plus ancienne, sur le dénivelé de la pente ; le corps du bâtiment central auquel est accolée la tour qui comporte un escalier en colimaçon ; les intérieurs ont été remaniés en plusieurs endroits. La poutre faîtière de la charpente conserve encore inscrite la date de 1756 ; une petite extension d'une simple travée à l'angle nord datant du 18e siècle et reliée au corps précédent.
Situé dans une vallée relativement enclavée, sa position stratégique a fait de Beaufort un lieu d'occupation ancien. Les premiers seigneurs de Beaufort y installent un lieu de défense au 10e siècle et côtoient d'autres seigneurs comme les archevêques de Tarentaise qui possédaient des biens notamment dans le quartier de l'église Saint-Maxime. Les sires de Beaufort vendront leurs biens à la fin du 13e siècle à Béatrice de Faucigny qui y installe un châtelain. En 1355, le bourg et le Beaufortain passent au comté de Savoie, qui confirme les franchises accordées précédemment aux habitants. La ville continue à prospérer et compte une importante population bourgeoise et commerçante. Le rattachement à la France en 1860 est plébiscité par la grande majorité des habitants. Les origines de la maison-forte du quartier des tours sont méconnues ; peut-être s'agit-il à l'origine d'une des possessions de l'archevêque de Tarentaise. Située dans le « quartier des tours », appelé ainsi en raison de l'exi…
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Source : DATAtourisme
— Ministère de la Culture - Monuments Historiques