Si le mot roc’h (le rocher) ne pose pas de problèmes de compréhension, il n’en est pas de même pour la suite de la dénomination. En effet, la prononciation locale du breton a rendu ardue la mise à l’écrit du lieu-dit. Deux hypothèses se détachent cependant : Roc’h-ar-Lein (le rocher du sommet) ou Roc’h-ar-Lin (le rocher de Merlin / la sorcière). Cette dernière est celle qui fut retenue par les cercles scientifiques car elle correspond aux traditions orales locales. La légende veut qu’une sorcière sorte de la terre (par la caverne naturelle appelée chambre de Marie Martyre) pour mettre son trésor au soleil. Elle se repose sur son fauteuil : la chaire naturelle en escalier.
L’activité des hommes préhistoriques sur ce secteur était importante et a laissé beaucoup de traces nourrissant les croyances locales. Au milieu de ce folklore se trouve le menhir de Roc’h-ar-Lin, haut de 4,35 m et faisant parti d’un ensemble de mégalithes plus important.
Adossée à un talus, cet ancien site funéraire de Roch ar Lein ou de Rohanno avait à la fin du 19ème siècle, 11 orthostates qui supportaient 5 dalles. Aujourd'hui, seuls quelques blocs de pierre sont restés en place depuis plus de 4 - 5000 ans. L’allée couverte fait 5 mètres de long et 2,5 mètres de large.
Source : DATAtourisme
— Office de tourisme Bretagne Centre