Protection : 2021/05/03 : inscrit MH
Époque : 1er quart 19e siècle
La chapelle Sainte-Anne, construite au XIXe siècle, présente une architecture néoclassique sobre aux volumes réguliers et symétriques, inspirée par de l'architecture italienne. Le chevet de la chapelle Sainte-Anne est orienté au sud ; la façade principale ouvre au nord sur la cour Sainte-Anne. Les parements extérieurs sont en briques apparentes sur la façade antérieure, les chaînes d'angle, les encadrements de baies et les corniches. Les autres façades présentent des traces d'enduit. Le pignon sud est surmonté d'un petit clocheton. Elle se compose d'une nef unique à cinq travées à chevet plat, flanqué de bas-côtés voûtés d'arête. La nef est couverte par un plafond plat en bois à caissons qui a remplacé la voûte primitive. Les bas-côtés sont quant à eux percés de fenêtres en forme de demi-cercle. Le premier niveau de l'avant-corps de la nef est orné de quatre pilastres couronnés par des chapiteaux ioniques stylisés en pierre. Ils portent un entablement lisse et une corniche moulurée à denticules. La porte avec encadrement en brique taillées en table et couronnée par un fronton, est encadrée de niches. Le centre du second niveau est percé par une baie en demi-cercle, murée au cours de la 2e moitié du XXe siècle. Cette partie présente un bossage continu en table et est surmonté d'un fronton. Contrastant avec le traitement lisse du premier niveau, les bas-côtés sont animés de bossages taillés dans la brique. Ce travail de bossage est repris sur les façades latérales des bas-côtés. L'élévation ouest est en grande partie dissimulée par les bâtiments de la préfecture. La nef à 5 travées possède une abside en cul-de-four. Les piliers des 5 arcades en plein-cintre sont ornés de pilastres fouillés à chapiteaux ioniques au 1er niveau et de pilastres cannelés avec chapiteaux corinthiens au second ; une corniche denticulée sépare les deux niveaux. Le bas des murs est recouvert de lambris de revêtement en chêne qui dissimulent des placards et les confessionnaux du côté ouest. Le plafond plat qui a été installé lors de la campagne de travaux des années 1890, est recouvert de panneaux carrés en bois dont le centre est occupé par une fleur en relief. Des radiants au gaz ont été suspendus au plafond en perçant ce beau plafond. L'élégant retable du maître-autel, en bois et stuc, se compose d'un corps central à une travée accostée de deux ailes à une travée disposée obliquement vers l'avant. Le soubassement est orné de deux niches encadrées de tables peintes en faux marbre rouge alors que les piédestaux des colonnes sont en marbre griotte. Quatre colonnes en marbre griotte encadrent les travées ; elles portent un entablement avec frise à denticules interrompu. Le marbre griotte est également employé pour les épais cadres moulurés de la niche centrale et des deux toiles. Une statue de Vierge à l'Enfant en plâtre (XIXe s) occupe la niche alors que les travées latérales présentent deux tableaux du XIXe siècle de facture assez maladroite, évoquant la vie de sainte Anne. La tribune d'orgue est portée par deux colonnes en marbre rouge à chapiteaux corinthiens.
La chapelle Sainte-Anne a été édifiée à partir de 1827 par l'architecte diocésain Jean-Pierre Laffon (1787-1865), à l'emplacement des premières travées de l'église Saint-Jacques. Henri Bach (1815-1899), architecte de la fabrique de Saint-Étienne, remplace dans les années 1890, la voûte par un plafond plat à caissons. La chapelle présente une architecte néoclassique épurée, caractéristique de plusieurs édifices religieux ou publics des années 1830 dans la région toulousaine. La cour Sainte-Anne a été aménagée à la place du cloître qui constituait le cœur du quartier canonial, implanté au sud de la cathédrale Saint-Étienne. L'occupation du site est attestée depuis l'Antiquité. Le groupe épiscopal paléochrétien s'est structuré à l'emplacement d'un ensemble religieux du Haut Empire, implanté contre le rempart édifié au début du Ier siècle et reflétant l'importance de la ville à l'époque romaine. Il disposait probablement très tôt de deux églises : la cathédrale et l'église Saint-Jacques q…
Auteur : Bach Henri (architecte);Laffon Jean-Pierre (architecte)
Labels
Inscrit MH
Source : DATAtourisme
— Ministère de la Culture - Monuments Historiques