« À la Sainte-Clotilde, soleil de juin chauffe les tuiles. »

Monument historique - Torreilles

DATAtourisme

Torreilles - Pyrénées-Orientales (Occitanie)

Adresse

66440 Torreilles

Localisation

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Description

Protection : 2019/12/10 : inscrit MH Époque : 2e quart 20e siècle Situé à Torreilles-Plage, à l'embouchure de l'Agly, entre la mer et les dunes, le site de défense installé par les Allemands correspond à deux parcelles longilignes AV 42 et 43, certaines des constructions se trouvant partiellement enfouies sur la plage. Ce site a fait l'objet d'une étude de Guilhem Castellvi, spécialiste de bunker archéologie, dans le cadre d'un Inventaire des fortifications allemandes de la seconde guerre mondiale dans les Pyrénées-Orientales (Conseil départemental 66 et SRA). Ce point d'appui est établi pour ralentir un débarquement ennemi : c'est un avant-poste de la ligne de fortification allemande, couverte par des batteries à Torreilles, Saint-Laurent-de-la-Salanque, Le Barcarès, Saint-Hippolyte. Le point d'appui codé Lgs082, comprend 14 constructions : 10 Bf : 1 Ringstand Bf236 pour tourelle de char, 4 Ringstande Bf58c pour mitrailleuse ou mortier, 1 Bf52a abri pour 6 hommes ou soute à munitions, 4 Bf52a abri pour 12 hommes, 3 citernes, 1 R612 casemate. Il pouvait accueillir 50 hommes. Les ouvrages sont dotés d'un camouflage d'incrustations de galets dans le béton frais pour la partie supérieure et les murs sont maçonnés. L'ouvrage le plus important est la casemate R612, qui est communément appelé le « blockhaus de Torreilles », il couvrait l'accès sud du point d'appui. Les Ringstande Bf58c assuraient la défense frontale et nord. Tandis que les abris à l'arrière permettaient la protection du personnel et le stockage des munitions. Le rapport de de Guilhem Castellvi indique que ce point d'appui est le seul subsistant sur le littoral des Pyrénées-Orientales à avoir conservé une casemate pour canon. La défaite française face à l'invasion des troupes allemandes, lors de la campagne de France du printemps 1940, conduit à la signature d'un armistice franco-allemand du 22 juillet 1940 entrainant une partition de la France en une zone occupée au nord et une zone libre au sud, administrée par le régime de Vichy, séparées par une ligne de démarcation très contrôlée. Lorsque survient le débarquement allié sur les côtes d'Afrique du Nord le 8 novembre 1942, les Allemands craignent la menace d'un prochain débarquement des alliés sur les côtes méditerranéennes françaises. Ils mettent en place le plan Anton II pour occuper la zone « libre » et protéger la côte méditerranéenne. Le 11 novembre 1942 ils franchissent la ligne de démarcation et rejoignent la côte et les Pyrénées. Dès lors, les Allemands vont entreprendre la création de deux lignes de défense dans le département des Pyrénées-Orientales : - La première, appelée « Südwall » ou Mittelmeerwall (mur de la Méditerranée), est un dispositi…

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Source : DATAtourisme — Ministère de la Culture - Monuments Historiques

Mis à jour le 10 avril 2025