Description
Collections : Archéologie,Arts décoratifs,Beaux-Arts,Art moderne et contemporain,Ethnologie,Afrique,Amérique,Asie,Océanie
Thématiques : Antiquités étrangères : Grecques et romaines, Egyptiennes;Archéologie nationale : Préhistoire, Protohistoire;Art moderne et contemporain;Arts décoratifs : Céramique, Mobilier, Orfèvrerie, Textiles, Verrerie;Beaux-Arts : Dessin, Peinture, Sculpture;Civilisations extra-européennes : Africaines, Américaines, Asiatiques, Océaniennes
Paysages du XVIe au XXe siècles ; Grand nombre de portraits XVIe - XVIIIe siècles ; Un fonds allant du néoclassicisme au romantisme ; Artistes de Provence. La peinture religieuse compte plusieurs tableaux provenant des églises d’Avignon. Plafonds de l’ancien Hôtel de ville, oeuvres venues d’hôtels particuliers témoignant de la richesse des décors civils avignonnais ; Art italien : peinture et sculpture ; Natures mortes flamandes, françaises et italiennes ; Ensemble de bronzes du XVIe au XVIIe siècles, italiens ou nordiques ; Orfèvrerie des XVIIe et XVIIIe siècle ; Tapisserie des Gobelins représentant Jason conquérant la Toison d’or.
Joseph-Ignace de Villeneuve-Martignan, élu en 1735 à vingt-deux ans au conseil de ville avait décidé un an auparavant de transformer l’ancien logis de sa famille, confiant les premiers travaux à l’architecte Thomas Lainée. En 1738, il devient premier consul et engage, trois ans plus tard, l’architecte Jean-Baptiste Franque et son fils François pour bâtir une demeure qui est encore aujourd’hui le plus bel hôtel seigneurial d’Avignon. Ruiné, il est contraint d’interrompre les travaux en 1754. Le bâtiment passera ensuite de mains en mains et sera transformé après la Révolution par ses propriétaires successifs jusqu’en 1833. La Ville d’Avignon l’acquiert alors pour y loger le musée municipal, trop à l’étroit dans l’ancien couvent Saint-Martial. Les travaux menés par Renaux et d’Eyssautier ne laisseront, dans un état proche de celui du XVIIIe siècle. Les façades, restaurées par les Monuments historiques de 1986 à 1991, sont dans un état très voisin de l’origine, de même que sont encore présents « les grands arbres du jardin » déjà célébrés par Stendhal, en 1837, dans ses Mémoires d’un touriste. Si on lit difficilement ce qu’était l’économie générale de l’hôtel dans l’édifice actuel, on sait néanmoins que la cour d’entrée était fermée sur la rue par une porte de bois remplacée dès 1886 par l’actuel ouvrage de fer forgé dû au talent du ferronnier avignonnais Noël Biret. L’entrée principale était située au centre, en haut d’un perron pentagonal. Au dessus de la porte figurent encore les armes de Villeneuve-Martignan et de son épouse, Henriette-Victoire de Sade.